[Interview] Le CIE.NC, Relais local Eco-Ecole, facilite le passage à l’action

Carole BERNARD
Directrice générale
Centre d’Initiation à l’Environnement de Nouvelle-Calédonie (CIE.NC)
Nombre d'établissements suivis 6

Le Centre d'Initiation à l'Environnement (CIE.NC) a été créé en 1996 pour répondre aux attentes d’une population de plus en plus concernée par les questions environnementales. Il sensibilise les différents publics à la protection et à la préservation de l’environnement, par l’intermédiaire d’interventions et par la création de supports notamment auprès des jeunes scolaires, hors scolaires et des clientèles adultes, mais également lors d’évènements ou de manifestations publiques. 

Comment définiriez-vous le rôle de Relais local ? Que vous apporte ce rôle ?  

En tant que Relais local, je dirais que je me positionne comme une interface entre le programme Eco-Ecole et le terrain éducatif local, en facilitant les échanges, l’information et le passage à l’action. Je joue un rôle à la fois pédagogique et administratif dans la démarche de projet des établissements scolaires.  

 

Je leur fais découvrir le programme Eco-Ecole, les outils, les ressources et tout ce qu’il peut apporter aux équipes pédagogiques. Ensuite, j’aide les établissements scolaires à créer leur Espace établissement, à naviguer sur la plateforme et à remplir leur tableau de bord s’ils souhaitent demander la labellisation. Je les aide à prioriser leurs actions, à comprendre les critères, et à compléter les éléments demandés en fonction du temps et des moyens dont ils disposent. 

 

Depuis quand êtes-vous Relais local et pourquoi l’êtes-vous devenu ? 

Le CIE est Relais local depuis 2021. En tant qu’ancienne professeure, je sais à quel point il peut être difficile de rester informée de toutes les ressources et initiatives disponibles. Sans relais sur le terrain, beaucoup passent à côté de ces opportunités. Être Relais local, c’est justement faire le lien, trier les informations, et les transmettre de façon claire et accessible aux équipes éducatives. 

  

Cela me permet aussi de répondre plus facilement aux questions que se posent les établissements, notamment ceux qui découvrent le programme ou souhaitent s’y engager. Mon objectif est de faciliter leur entrée dans le dispositif, de les guider, et de leur faire gagner du temps en leur apportant les bons outils au bon moment. 

 

Comment s’est faite la prise de contact avec ces établissements ? 

Je participe autant que possible à des forums EDD pour présenter les outils et le programme Eco-Ecole, afin de le faire connaître aux équipes éducatives et aux futurs personnels enseignants. 

 

Nous jouons aussi un rôle de cellule d’appui pour des financeurs, ce qui nous amène à intervenir gratuitement dans des établissements scolaires, notamment en province Sud, en fonction des projets en cours. Lorsqu’un établissement semble aligné avec les valeurs du programme, je leur propose de s’inscrire à Eco-Ecole. 

 

Nous avons également mis à disposition une fiche pédagogique Eco-Ecole sur notre site internet. Les établissements intéressés peuvent nous contacter. 

Comment valorisez-vous votre rôle de Relais local sur le territoire ? 

Je valorise mon rôle de Relais local principalement à travers la communication sur nos différents canaux : site internet et réseaux sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn). Je mets en avant le programme Eco-Ecole, je rappelle régulièrement les dispositifs existants et je valorise les établissements labellisés, pour donner de la visibilité à leurs actions. 

 

J’essaie aussi de communiquer autour d’événements qui mobilisent les personnels enseignants, pour toucher directement les équipes éducatives et les inciter à s’intéresser au programme. 

 

J’essaie autant que possible de faire vivre mon rôle de Relais local sur le territoire. 

 

Un exemple d’action menée avec un établissement scolaire à partager ? 

Dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, j’ai accompagné une enseignante qui souhaitait faire découvrir les zones humides à ses élèves dans le cadre du programme Eco-Ecole. Ensemble, nous avons co-construit une sortie pédagogique sur le terrain dans un parc provincial, en travaillant en amont sur les objectifs de la journée : choix du lieu, identification des écosystèmes intéressants (cours d’eau et marais), sélection des personnes intervenantes et préparation des activités. 

 

Le jour J, les élèves ont pu réaliser des mesures physico-chimiques, observer les paysages et les êtres vivants, et comparer deux écosystèmes à travers une vraie démarche scientifique. L’activité était directement liée au programme de 6e. L’expérience a été très bien accueillie par toutes les personnes présentes (inspecteurs et inspectrices, personnels enseignants et élèves) !  

Le meilleur conseil que vous donneriez à des structures qui hésitent à se lancer c’est… 

De ne surtout pas hésiter ! Il n’y a rien à perdre et beaucoup à gagner. C’est un rôle extrêmement enrichissant, autant sur le plan personnel que professionnel. On y découvre des outils pédagogiques, on échange avec d’autres acteurs et actrices engagés, et on crée des liens concrets avec les établissements scolaires. 

Ce n’est pas très chronophage, surtout si on fait déjà de l’accompagnement ou de la sensibilisation dans sa structure. C’est un rôle qui s’intègre naturellement dans les activités d’une association déjà active en EDD. C’est une vraie opportunité d’apprentissage et de partage, pour soi comme pour les autres. 

Publiée le 21/10/2025
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